Critique sur mon projet de batterie

Il ne faut pas un parafoudre sur la sortie du Multiplus-II. En revanche, il en faut un à la production PV quelque soit le côté du Multiplus-II. Le parafoudre se place au plus près d’où la foudre peut venir. Si les câbles entre les tableaux sont longs, il faut en mettre dans chaque tableau.

Le Multiplus-II est considéré comme un élément technique. Il ne nécessite pas de différentiel destiné à protéger les être humains. Ta question concernant les êtres humains touchant l’appareil est pertinente. Est-ce qu’un technicien pourrait expliquer s’il y a un quelconque risque à ce niveau ?

Les différentiels raccordés à la sortie du Multiplus-II dépendent des circuits consommateurs qu’ils protègent. Il n’y a aucun lien avec la présence du Multiplus-II.

Les disjoncteurs ou sectionneurs à couteaux sont des dispositifs de protection contre les surintensités. Chaque câble a une intensité maximale admissible dépendant de sa section et de sa longueur. Chaque câble doit être protégé pour garantir qu’une intensité supérieure au maximum admissible ne soit jamais dépassée. Le nombre total de dispositifs de protection dépend de l’installation et du niveau de protection qu’on souhaite. Il n’y a pas de raison de mettre deux dispositifs consécutivement. Par contre, dans le cas d’un busbar (tel que le Lynx), il faut protéger chaque liaison aboutissant au busbar. De ce fait, on peut avoir l’impression qu’il y a deux dispositifs qui se succèdent.

Tu peux mettre les batteries à la terre mais ça change le schéma de terre. En mettant les batteries (le négatif des batteries) à la terre, il faut des équipements de sécurité supplémentaires qui coûtent cher. Il est admis de ne pas raccorder les batteries à la terre car il s’agit de basse tension (courant continu inférieur à 120V) (TBTS). Toutefois, il faut s’assurer que nulle part il n’y ait une liaison entre une polarité (le négatif) et la terre. Pour exemple, aucune polarité des véhicules n’est raccordée à la terre. Ce serait difficile de rouler avec un câble qui relierait en permanence le véhicule à une terre. Tout le monde touche la carrosserie, pourtant reliée au négatif de la batterie, sans avoir peur du 12 ou 24V.

Obtenir la validation Consuel peut s’avérer compliqué à cause des nombreux détails qu’il faut respecter. Tous n’ont pas le même degré de dangerosité. Tu peux avoir une installation sûr et non validée à cause d’une simple étiquette manquante. En tous cas, faire l’effort de respecter les normes est certainement le bon départ à prendre. Ensuite, libre à toi de payer un peu plus de 200 € pour qu’un technicien agréé vienne valider ton installation. En l’absence de validation, ton assurance habitation refusera d’intervenir pour un dégât causer par ton installation. Donc, si tu paies une assurance habitation et que tu veux être couvert en cas de dégât causé par ton installation, il faut qu’elle soit validée, donc conforme.

Je t’invite à prendre connaissance du retour d’expérience dont nous a fait part Pierre concernant la validation de son installation.