Contrôleur d’isolement, obtention consuel en cours

oui le rs450 fait le job et il n’y a rien a ajouter, c’est pour ça que je préconise fortement l’utilisation de cette gamme. mais comme n’importe quel systeme avec cpi si le défaut est au niveau des panneaux tu peut très bien avoir du jus dans la terre !

le consuel m’a imposé … coupure au 1er défaut de tout le système que ce soit côté BT ou TBT.. sinon je n’aurai pas fait cela

Je comprends, mais cela me semble un peu excessif, surtout étant donné que le MPPT RS joue le rôle d’isolateur galvanique. A ce compte là il faudrait aussi déclencher le circuit AC qui est de la classe BT.
Est-ce que ton inspecteur avait l’information comme quoi le MPPT RS était conçu pour être isolateur galvanique et du coup était capable d’isoler le circuit en défaut du reste à contrario d’autres MPPT plus classiques comme le Smart Solar 250 par exemple.
Ce qu’il faudrait savoir c’est si ta situation est un cas isolé d’un inspecteur voulant bien faire ou si c’est vraiment devenu la norme ?

Peux être que c’est excessif mais reprenez le sujet en haut et la réglementation qui dit que cela doit surveiller le bus DC ET la batterie ET couper des le 1er défaut, je n’invente rien.

je suis tombé sur des consuels pointilleux peu m’importe j’ai mis le cpi et l’attendu est la.

Dans ce message il y a tout

Voici l’article en question dans la 712

oui, du moment qu’on declare de l’it alors cpi obligatoire !

Qu’entends-tu par cela ? Il s’agirait d’un mauvais aiguillage du consuel lors des phases déclaratives ?

J’ai l’impression que l’on a affaire à une vraie loterie lors des contrôles Consuel en France. Je constate que sur des architectures pourtant similaires, certains passent le cap de la validation et d’autres non, comme si nous étions soumis au bon vouloir de l’inspecteur ou à son niveau de connaissances des systèmes hybrides.

  • Dans le cas de @ayorbeuls, on lui impose la mise à la terre des batteries et un CPI (Contrôleur Permanent d’Isolement). Pire, l’inspecteur considère son infra au même titre qu’un simple onduleur réseau, lui imposant de couper l’intégralité de son système (y compris la sortie secourue) sur un simple défaut côté PV, alors que le MPPT RS est justement conçu pour isoler et gérer ce problème de manière autonome.
  • Dans le cas de @Q.x, son installation a été validée sans CPI, et sans mise à la terre des bornes de batteries.
  • Enfin, j’ai discuté ce jour sur un autre forum avec une personne qui s est fait installer une infrastructure Victron avec mise en place un parc de 36 kWh de batteries au sous-sol dans une simple armoire. Il ne respecte pas les normes spécifiques aux locaux de charge pour les capacités supérieures à 15 kWh (UTE C 15-712-3). Pourtant, le Consuel s’est arrêté à la mise à la terre des carcasses des batteries, sans exiger de CPI, et a validé l’installation. Le propriétaire se contente de contrôler régulièrement sa terre avec un CATU CATHOM DT-300.

Pourquoi constate-t-on tant de différences et d’écarts d’interprétation dans les contrôles pour un même matériel (Victron + Pylontech) soumis aux mêmes normes nationales ? Avez-vous des retours d’expérience ou des arguments normatifs précis (par exemple sur le statut TBTS en 48V) pour pouvoir recadrer un inspecteur un peu trop zélé lors de sa visite ?

il y a de nombreux message sur le sujet!
en gros
soit on declare de l’it soit du tbts,

en It cpi obligatoire

en tbts, pas de cpi mais il ne faut pas raccordé les terre batterie si non on sort de la tbts.

bonjour, la mise a la terre de la batterie ne m’est pas imposée, c’est la NFC15-100 et le fait que la batterie soit classe 1 qui l’impose…

oui mais non conforme à la NFC15-100 du coup… du fait de la classe 1 de la batterie

Ok, pourquoi certains déclarent de l’it ? Y-a-t-il un avantage à cela ou c’est par erreur ?

De plus je pense que la présence de la borne terre sur les équipements DC telles que les batteries joue plus le rôle de blindage électromagnétique (CEM) pour la carcasse des batteries que de protection contre les chocs électriques du fait que l’on soit sur une tension de 48V. Cependant mettre les batteries à la terre peut également être envisagé et recommandé comme on le fait avec n’importe quelle autres surfaces métallique (cadre de porte, tuyauterie, …) pour éviter tout chocs électriques provenant d’un équipement AC externe dont la phase viendrait à toucher la carcasse du rack ou des enveloppes de batteries.
De plus pourquoi mettre un CPI sur ce circuit alors que la tension est de 48V. Il me semblait selon les différents échanges sur mon étude d’architecture que le CPI devenait obligatoire au delà d’une certaine tension bien supérieure au 48V des batteries.

j’ai donné une explication au dessus, pour moi on ne peut pas être en TBTS avec des équipement classe 1 et à la fois conforem XP C15-721-3 et NFC 15-100.

Et pourquoi le Cpi car il est imposé par la C15-712-3 article cité plus haut peu importe si on est inférieur au fameux 120Vdc

image

peut être est ce simplement cette norme qui doit évoluer car elle apporte ceinture et bretelles…

qui dit que la pylontech est une classe 1 cela peut aussi etre considérer en classe 3 !

il ne me semble pas a voir vu de marquage de classe sur la pylontech

Ne t’inquiètes pas, je ne te blâme pas, je cherche à comprendre pourquoi ton inspecteur est allé jusque là, car ce qui t’es arrivé pourrait peut-être se reproduire.

Concernant ton texte, il faut a mon avis prendre en considération 2 types de circuits :

  • le circuit DC PV qui doit être chez toi à environ 240V par strings soit U > 120V
  • le circuit DC de distribution qui relie la batterie, le M+ et le MPPT RS qui est sur une tension de 48V donc U largement <= 120V.

Pour rappel la norme NF C-15-100 classifie les tensions DC de la manière suivante :

  • U <= 120 V : TBT
  • 120 V < U <= 1500 V : BT
  • U > 1500 V : HT

Nous concernant, en milieu résidentiel, on est plus sur de la TBT et de la BT en fonction de la disposition/configuration de nos strings.

Si on regarde de près le premier paragraphe de la norme sur les protections contre les contacts indirects (§7.3.2).

On parle ici de circuit DC en BT, c’est le cas pour le circuit coté PV uniquement. Donc effectivement en BT, 2 conditions sont nécessaires pour mettre en place leurs protections.

  • Isolation double ou renforcée sur la partie générateur PV
  • coupure automatique en schéma IT ou TT pour le partie distribution, ce que gère le MPPT RS grâce à son isolation galvanique et son système de protection d’isolement intégré, en isolant la partie production (BT) du reste du circuit DC (TBT) et en répondant à la norme européenne NF EN 62109.

Pour moi ces conditions ne permettent pas de justifier la présence d’un CPI sur de le réseau de distribution en 48V, sauf comme la dit @thierry_cortassa, le fait de le déclarer comme de l’IT, dans ce cas de figure OUI, on doit se soumettre aux règles de l’IT.

Tout est en fait lié à la manière dont on interprète la norme et aux données qui ont été transmises à l’inspecteur.

Pour répondre à cela :

Effectivement, à priori amener la terre sur un système en TBTS (Très Basse Tension de Sécurité), c’est-à-dire un circuit complètement isolé de la terre, fait passer la classification en TBTP (Très Basse Tension de Protection). Sur ce point de vocabulaire pur, tu as tout à fait raison.

Cependant, d’un point de vue réglementaire et normatif face au Consuel, qu’est-ce que cela change concrètement ? Absolument rien.

Si on reprend la NF C 15-100 (Partie 4-41), la TBTS et la TBTP partagent exactement les mêmes caractéristiques techniques et les mêmes seuils de tension (U <= 60Vdc en milieu humide / extérieur, et U <= 120Vdc en milieu sec).

La norme stipule très clairement que pour ces deux catégories de Très Basse Tension (TBT), la sécurité contre les chocs électriques est assurée de manière intrinsèque par la valeur non létale de la tension. Par conséquent :

  • Aucun dispositif de coupure automatique au premier défaut n’est requis.

  • L’obligation d’installer un CPI ou un DDR type B côté DC (décrite au paragraphe 7.3.2.2 de la XP C 15-712-3) est explicitement réservée au domaine de la Basse Tension (BT), c’est-à-dire pour les tensions strictement supérieures à 120Vdc.

Le fait d’avoir une carcasse métallique de Classe 1 interconnectée à la terre sur une Pylontech (ce qui nous bascule techniquement en TBTP) ne donne donc à mon avis aucun fondement juridique à un inspecteur pour exiger un CPI sur un parc batterie en 48V. Les textes du guide technique ne visent là que les batteries Haute Tension (BT).

Le symbole sur la prise de terre sur le châssis est le suivant
symbole terre Pylontech

Elles sont bien considérées comme des équipements de classe 1 et non de classe 3.

La pylontech est une classe 1 c’est sur les étiquettes

Oui, cela valide parfaitement le fait qu’il soit plus que nécessaire de mettre les carcasses des batteries et le rack qui les englobe à la terre au même titre que les autres montants métalliques de l’habitation. Non pas pour ce prémunir des choc électriques du courant des batteries, mais pour se prémunir d’un éventuel accident de mise sous tension des parties métalliques via un câble 230V dénudé par inadvertance tel qu’une rallonge électrique ou autres équipements posés sur l’armoire et avec un défaut d’isolation.
Du coup, je trouve donc insensé que certains inspecteurs du Consuel laissent passer cela pour les raisons que j’ai évoquées précédemment.

si pylontec impose une mise a la terre alors la question ne se pose pas, il faut déclarer de l’it, raccorder les terre et ajouter un cpi.

maintenant, pour d’autre marque avec qui j’ai pu discuté, pour eux pas de soucis a ne pas raccorder les terres et dans ce cas on a pas la même contrainte qu’avec pylontec !

pour le 220 qui toucherais la carcasse, dans l’absolue il n’y a aucun danger même sans terre, car si on touche la carcasse, le différentiel va sauter , il sautera juste au deuxième defaut plutôt qu’au premier !

Merci Thierry pour l’info. Est-ce le cas sur les Pytes ?
On voit vraiment de tout dans ces validations Consuel :frowning: et pas mal de choses qui se contredisent.

@ayorbeuls Concernant ton cas, il semblerait qu’il ne soit pas isolé. D’après AVEL HEOL avec qui je suis en contact, cela provient de l’évolution de la norme XPC 15-712-3. Ils m’ont indiqué qu’elle était encore considérée comme expérimentale et donc en perpétuelle évolution ; malheureusement, on finit toujours par en essuyer les plâtres en tant qu’auto-installateur. J’ai demandé des informations complémentaires pour savoir ce que le Consuel pouvait demander à leurs clients et s’il imposait systématiquement l’arrêt complet au premier défaut comme cela t’a été demandé pour la validation de ton architecture.